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30.10.2007

Et la dimension cachée ?

Nous avons vu, écouté entendu ce qui s’est passé au cours du fameux Grenelle de l’environnement. Il a été beaucoup question de climat, de taxes, de réduction des consommations d’énergie, d’ogm...

Pas ou peu d’allusions à la dimension humaine, artistique, onirique du progrès qui se pourrait se concevoir dans une croissance mieux maîtrisée. C’est une nouvelle course, que certains voudraient voir à l’envers de celle que nous avons poursuivie depuis l’ère industrielle. Sans compter que les positions idéologiques des uns et des autres ne s’embarrassaient pas de certitudes incertaines.

Cet effort révolutionnaire qu’il nous faut faire pour sauver la planète, et nous sauver avec, ne peut avoir de sens que s’il s’appuie d’abord sur une vision humaniste, sensible, sacrée, créatrice de valeurs de civilisation et pas seulement de calculs savants sur les réductions du CO2 ou l’isolation thermique.

Or nous craignons que les technocrates des deux bords, écologistes et productivistes n’aient trouvé là qu’un injuste milieu, pour ne résoudre que des problèmes d’intendance.

Il ne peut y avoir de développement durable si celui-ci ne prend pas en compte la dimension cachée de toute vie sur cette terre. Si le respect, sous toutes ses formes, ne redevient pas la valeur fondamentale de nos sociétés.

Il y a donc débat.

Mais ne boudons pas notre plaisir, derrière les bonnes intentions, peuvent parfois se cacher de bonnes solutions.

A lire

- L’article d’Eric le Boucher dans le Monde du 28/29. Questions sur l’après Grenelle. Une analyse pertinente des défauts de la cuirasse.

- Le courrier international du 18 au 24 octobre. « Ma ville demain » Les Londoniens et les Madrilènes ont des cheveux à sa faire. La maîtrise urbaine ne semble pas à l’ordre du jour des hérauts du développement durable.

- Le Figaro Magazine du 20 octobre « Grenelle de l’environnement : La solution c’est la science. Nous sommes d’accord, mais pas seulement. Il y a aussi toutes les solutions humaines à petite échelle, tous les micro-projets qui doivent permettre aux pays en voie dee développement de résoudre une partie de leurs problèmes. Et ne pas oublier non plus la dimension artistique de la question, qui inclut le sens de l’harmonie et de la beauté.

- Le numéro spécial de Time magazine sur les « Heroes of the environnement » . Il y a à boire et à manger mais dans l’ensemble ces héros sont infatigables

- Le magazine de l’INRA (Institut national de recherche agronomique) d’octobre 2007, ouvre un dossier tout à fait d’actualité : le bien être des animaux. Ainsi la recherche évolue-t-elle vers le respect de l’animal attitude au cœur de la dignité et de la morale. Humaine. Avec un rappel des cinq préceptes, cinq libertés, de la Farm Animal Welfare Council, qui date de 1993 : absence de faim et de soif ; absence d’inconfort ; absence de blessure, douleur et maladie ; possibilité d’exprimer le comportement normal ; absence de peur et de détresse. Planète sacrée s’attachera à faire connaître toutes les actions qui iront dans ce sens (voir aussi la rubrique « Respect de la vie)

Les cinq libertés des animaux

Le magazine de l’INRA (Institut national de recherche agronomique) d’octobre 2007, ouvre un dossier tout à fait d’actualité : le bien être des animaux.

Ainsi la recherche évolue-t-elle vers le respect de l’animal attitude au cœur de la dignité et de la morale. Humaine. Avec un rappel des cinq préceptes, cinq libertés, de la Farm Animal Welfare Council, qui date de 1993 : absence de faim et de soif ; absence d’inconfort ; absence de blessure, douleur et maladie ; possibilité d’exprimer le comportement normal ; absence de peur et de détresse.

Planète sacrée s’attachera à faire connaître toutes les actions qui iront dans ce sens.

20.10.2007

Le risque est beau

Le risque est beau : pas de grandes pensées, pas de sublimes actions sans lui, pas d’indépendance non plus. Il est aussi vieux qu’Adam chassé du paradis terrestre ; rien ne sert de vouloir échapper sa loi ; elle seule assure le triomphe dans ce qu’il a de royal. Je voudrais que nos Académies créassent, à côté de leurs prix de vertus, des prix d’audace, afin de préparer les jeunes générations à courir l’aventure, riche en vitamines et la chance, ce très noble gibier. Qu’on leur enseigne que rien n’est plus coûteux que l’assurance tous risques et que rien n’est plus vain car elle ne couvre pas les risques de guerre et de révolution.

Paul Morand (éloge du repos).

18.10.2007

Le laboratoire : lieu de gamberge entre artistes et scientifiques

Un lieu singulier et passionnant vient d’ouvrir à Paris : le Laboratoire.

Dans une ancienne imprimerie, sur 1300 m2, l’Américain et Français, David Edwards, a eu l’idée de créer ce lieu de rencontres et d’expérimentations pour les innovateurs et les créateurs artistiques.

Nous y avons vu des « pièges à poussières », de beaux objets domestiques destinés à absorber par des plantes toutes les « cochonneries » qui virevoltent dans nos maisons, nos appartements ou nos bureaux ; un air purifié est ensuite restitué.

Le design de ces machines est superbe et la technique utilisée est inspirée de celle mise au point par la NASA pour les cabines des cosmonautes.

Un des thèmes de leur recherche nous a particulièrement branché, les activités neuronales face à l’endoctrinement des médias : scruter l’imagerie cérébrale est le projet de l’artiste indienne Shilpa Gupta et du scientifique Carlos Acuna.

Quel rapport avec Planète sacrée ? Direct. D’abord par la relation entre la science et l’art qui est aussi au cœur de notre projet. Il importe en effet de rassembler tous les innovateurs, les chercheurs et que les artistes soient impliqués, car aucun progrès réel de civilisation n’ a jamais pu s’affranchir de leur influence et de leur vision. Par ailleurs, les solutions pour un meilleur avenir ne peuvent s’accomplir que par la symbiose entre les inventeurs et les artistes.
David Edwards, professeur à Harvard, chercheur et découvreur lui-même, promoteur de plusieurs fondations humanitaires dont Medecine in need (MEND) fait ici œuvre d’explorateur.

Le Laboratoire, 4 rue du Bouloi, 75001Paris. www.lelaboratoire .org

Coup de chapeau

A Gilliane le Gallic qui consacre toute sa vie et son énergie à s’occuper des îles de Alofa Tuvalu dans le Pacifique, menacées d’être submergées par la montée des eaux.

Elle a engagé avec les neuf mille habitants des actions modèles pour l’environnement avec des programmes d’économies d’énergie, de recyclage, de compost, de biomasse et de formation des habitants.

On peut l’aider.

Son mail : alofatuvalu@alofatuvalu.tv

16.10.2007

Solutions

Le premier train hybride , l’AGC Bibi de la firme Bombardier entre en service commercial en Champagne Ardennes.

L’entreprise Eiffage a mis au point une chaussée qui piège le CO2 avec un liant à base de végétaux , ls rails de sécurité seront en bois, et les péages réglés par satellite.

Fabricant de panneaux à base de bois, Isoroy Sonae Indústria propose un produit qui, contrairement à d’autres matériaux tels que l’acier ou le béton, présente de meilleures performances environnementales (matériau renouvelable et recyclable), et, stockant le carbone, limitant les émissions de CO2) et une meilleure efficacité énergétique (isolation permettant de réduire les dépenses en énergie). Depuis le temps que l’on dit que le béton est un matériau écologiquement désastreux, une telle innovation est à souligner.

Covaltech

La PME Lyonnaise Covaltech a remporté le deuxième prix de l’innovation du groupement des industries pétrolières et gazières (GEP) e pour avoir mis au point un récupérateur de gaz dans les cuves des stations services et dans les réservoirs de voiture.

Le Women’s forum de Deauville : un pas en avant vers le développement durable.

Les femmes s’en mêlent et c’est plutôt une bonne nouvelle. Organisé par Aude de Thuin, ce que j’ai entendu à Deauville ce week-end était réconfortant. Dans tous les secteurs, industriels, financiers, sociaux, humanitaires, les femmes leaders dans le monde s’engagent.

J’ai entendu des témoignages intéressants de :
- Jacqueline Coté, représentant les deux cents plus grandes entreprises du monde dans The World Business Council for Sustainable Development, a déclaré avec force : « La philanthropie c’est très bien mais ça ne suffit pas. Les PDG doivent s’engager clairement dans me développement durable qui est aujourd’hui au cœur des problèmes des entreprises. Et elles doivent développer des partenariats avec les ONG ».
- Tensie Whelan de la Rainforest Alliance a dénoncé l’utilisation du maïs pour fabriquer de l’éthanol ( voir débat) et annoncé qu’e le mouvement avaient certifié 48 millions d’hectares de forêt, ( quatre fois la surface forestière de la France). Des accords ont été passés avec des firmes comme Ikea ou Conforama L’association travaille aujourd’hui avec plus de deux milles entreprises dans le monde.

Les biocarburants

Le débat sur les biocarburants prend de plus en plus d’ampleur et démontre une fois encore que les solutions ne sont jamais évidentes. L’écologie et le développement ne pourront se concilier que sur des solutions validées et pas à partir de slogans, de mots d’ordre, d’intérêts cachés de part et d’autre.

A Chicago , à cause du développement de l’essence dite « vert » , le prix du blé a doublé cette année. Les stocks de cette céréale sont au plus bas depuis 32 ans.
Aux USA, l’explosion de la culture du maïs pour fabriquer de l’éthanol menace les réserves d’eau douce.
Et quel est le pays le plus touché par la facture des importations de céréales : l’Afrique évidemment. Au Maroc l’augmentation du prix du pain provoque des manifestations.

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