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26.11.2007
Le mythe de l’Age d’Or
« La bonne entente entre l’homme et son environnement n’est jamais allée de soi. Il serait fallacieux de considérer que la dégradation irréversible de ce dernier n’est qu’un phénomène récent dû à des sociétés contemporaines dévoreuses d’espaces et de ressources parce qu’oublieuses d’anciens repères et de pratiques traditionnelles supposées « durables » et « soutenables » à priori. Depuis toujours, le développement a pu être « précaire » et « insoutenable » » (François Mancebo, « le développement durable », 2005).
L’Histoire est pleine de populations disparues à cause de l’épuisement de leur environnement, causé par des pratiques insoutenables à long terme.
C’est le cas de la civilisation sumérienne qui s’éteignit aux alentours de 1700 avant notre ère. Pourtant vieille de 5000 ans, elle périclita en moins de 600 ans à partir du moment où elle pratiqua l’irrigation intensive sur ses terres. Cette technique, pratiquée massivement sans drainage, provoque une saturation de la terre et la rend, à terme, infertile.
Un autre exemple entré dans la légende est celui de l’Ile de Pâques, située au cœur de l’océan Pacifique. Peuplée à partir du Vème siècle, elle fut l’une des sociétés polynésiennes les plus complexes. Elle reposait sur le système du potlatch, un système de don et de contre don entre les différents clans. Ce système obligeait chaque clan à offrir un présent toujours plus beau et plus grand que celui qui lui avait été offert en premier lieu. Cette tradition finit par dilapider les richesses de l’île : construction de canoës, troncs d’arbres servants à déplacer des statues géantes… Sans compter un accroissement constant de la population insulaire que l’île ne pouvait plus ni nourrir ni loger. Lorsque les premiers européens débarquèrent sur ce sol ravagé au XVIIIème, ils trouvèrent une population en guerre devenue cannibale par nécessité.
Méfions nous donc des discours par trop simplistes qui prônent un retour à un rapport plus « traditionnel » à la nature. L’Age d’Or du rapport de l’homme à son environnement n’existe pas.
Cependant, l’homme n’a jamais disposé auparavant de moyens techniques aussi massivement destructeurs, menaçant la planète toute entière.
Espérons que notre salut viendra de ces mêmes capacités techniques, ainsi que de la science. Car si l’homme n’a jamais autant endommagé son environnement, il n’a jamais bénéficié non plus d’autant de ressources techniques, intellectuelles et scientifiques pour le sauver.
Ca sera peut-être ça finalement, l’Age d’Or : l’Age de l’homme qui a la possibilité de préserver son environnement. Et qui fera le choix de changer son mode de vie pour y parvenir.
Gabrielle Narcy
14:00 Publié dans Actualités des solutions, Débats, Pensées, Planète Sacrée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : planète sacrée, environnement
Voici ce qui pourrait arriver si nous ne trouvons pas les bonnes solutions.
09:22 Publié dans Planète Sacrée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : planète sacrée, solutions
21.11.2007
Maison économe
Vu à Batimat, la maison de 200M2 économe en énergie édifiée à l’initiative du magazine « architecture à vivre ». Elle est en bois, allie le confort et la technologie (domotique), et est très économe en énergie, parvenant à des performances de consommation inférieure à 50KWH/m2 , qui sera en vigueur en 2050. (www.avivre.net)
Arcelor Mittal a présenté la première toiture en acier photovoltaïque déjà commercialisé.
Placoplâtre propose des plaques à poser sur les cloisons pour réduire le bruit de moitié.
20:53 Publié dans Actualités des solutions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : planète sacrée, maison économe, bâtiment
Voitures propres, ça bouge vraiment.
Le maire de New-York , Michael Blomberg a décidé que tous les taxis de la ville seraient hybride avant 2012.
Les taxis G7 commencent à acheter des voitures hybride et prévoient que 20% de la flotte sera équipée de voitures propres en 2012. Quand on sait que le renouvellement des taxis se fait tous les deus ans, on se demande pourquoi la totalité de la flotte ne sera pas propre en 2012.
L’entreprise française R&D firm MDI vient de signer un accord avec le fabricant d’automobiles indien Tata pour développer son nouveau véhicule à air comprimé ; ce véhicule marche à l’air et sa seule émission est de l’air froid et propre. Et il peut se remplir d’air comprimé en quelques minutes.
Pourquoi Tata et pas Renault ou Peugeot ? Planète sacrée enquêtera.
20:51 Publié dans Actualités des solutions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : planète sacrée, voitures, automobiles
C’est un jeu : Dialogue entre des parents d’une famille occidentale, française par exemple, et leur fils.
Le père – Tu vois fiston, la vie est belle, nous nous éclatons ta mère et moi, nous dépensons sans compter, après nous le déluge !
Le fils – Je vois bien, vous avez hérité ou gagné à la loterie ?
Le père – Pas du tout, nous avons emprunté pour des dizaines d’années et spécialement pour notre retraite, et dès que nous l’attendrons , avant soixante ans, c’est un avantage acquis, nous voyagerons, nous visiterons le monde pendant que tu paieras tout ça …
La mère- Ah la vie ne va pas être tous les jours roses pour toi. Dans ton berceau nous avons déjà mis 30000 euros de dettes…Tu imagines la suite !
Le père – Sans compter que la planète est plutôt en mauvais état car nous consommons actuellement comme si nous avions trois terres à notre disposition.
Le fils – Mais alors pourquoi m’avez-vous mis au monde ?
La mère – Pour jouer, nous aimons tellement les jouets, toi aussi d’ailleurs…
20:50 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : planète sacrée, humour
Développement durable magazine
Naissance d’un nouveau magazine sur le développement durable en France. On en compte désormais quelques centaines dans le monde.
Il s’appelle Développement durable , le magazine pour comprendre et agir. Sa une est justement sur les biocarburants qui « suscitent plus d’interrogations, voire d’hostilité , même s’ils continuent à garder d’ardents défenseurs.
Editeur et directeur de la rédaction, Philippe Most.
Pas de mail, pas de site, mais un téléphone 0147835969
20:48 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : planète sacrée, médias, développement durable
Débat sur les biocarburants
A lire dans le Figaro du 18 novembre l’article de Philippe Tilous Borde , président de Diester fabriqué à partir su soja :
« le diester diminue de 75% les émissions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère et il restitue 3,68 fois plus d’énergie renouvelable que l’énergie fossile nécessaire à sa production.
20:47 Publié dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : planète sacrée, biocarburants, débats
15.11.2007
On parle de Planète Sacrée !
Suite à la sortie du livre de Louis Bériot :
Une brève dans France Soir le 14 novembre :
Et une dépêche Associated Press aujourd'hui dont voici le texte (copyright AP) :
ENVIRONNEMENT (15 novembre)
« Les hommes sont fous pourtant la vie est belle » : lettre à mes petits-enfants - Louis Bériot
PARIS (AP) -- Journaliste à France-Soir et dans différents magazines économiques, l’auteur a été rédacteur en chef, producteur puis directeur des programmes, PDG de la société LBCE puis directeur de l’antenne de France 2, (La France défigurée), enfin directeur du département fiction du groupe « Expand ». Aujourd’hui, fondateur de la nouvelle entreprise « Planète sacrée », dont l’objectif est de promouvoir dans le monde toutes les actions et les innovations en faveur du développement durable, Louis Bériot est un consensuel entre Al Gore et Allègre. Son principe du risque, et non de précaution, vit en lui depuis des années. Il ne se montre ici ni optimiste, ni pessimiste, dans la mesure où il pense que les hommes ont encore assez de ressources pour changer le cours du destin tragique qu’ils se sont forgé. A condition, bien sûr, de consacrer leur énergie et leur bon génie aux valeurs
essentielles, celles qui légitiment leur raison d’être : l’espérance, l’amour, le respect, l’honneur, le sens du sacré et de la beauté. Un grand livre, mais à ne pas mettre entre les mains des ambitieux et des inconséquents car, à l'évidence, ils ne s’y retrouveraient pas ! Ed. Le cherche midi (287 pages ; 17 euros) AP/ ry
16:55 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : planète sacrée, médias
09.11.2007
L’histoire de l’empereur chinois qui aimait les melons bien mûrs
Selon l’honorable philosophe chinois Sen Fu (fin du XIXème siècle), il était une fois un grand empereur de Chine qui avait une passion pour les melons bien mûrs. Mais il avait un problème: même le plus glorieux des empereurs ne pouvait avoir de melons bien mûrs en hiver . Donc, chaque année, il attendait patiemment le retour de l’été.
Il avait un jardinier très émérite qui eut une idée: non loin de là se dressait une colline dont une des pentes était bien exposée au sud. Il dit à l’Empereur: "Votre Vénérable Altesse (ou quoique fût la formule appropriée), laissez-moi installer des serres sur cette colline. Je suis certain qu’avec l’exposition au soleil dont elle bénéficie, je peux faire mûrir des melons en hiver." Et l’empereur, qui était d’une grande ouverture d’esprit et qui appréciait l’innovation et l’entreprise, le laissa faire à sa guise. Permettons ici aux honorables lecteurs de Planète Sacrée d’apprendre de nos experts: le verre fût inventé il y a quelques 3000 ans, alors que l’invention des serres se perd dans la nuit des temps.
Ainsi fût-il fait: l’année suivante, le jardinier, plein de fierté, porta des melons bien mûrs à sa Majesté dès le mois de février et lui promis que l’année suivante, la récolte se ferait toute l’année. Il n’avait pu les faire pousser plus tôt parce-que la commande de semis avait été retardée pour cause de paperasserie chinoise.
Ceci donna une idée à l’empereur: il convoqua les sept-cent Mandarins les plus sages qui composait le plus haut niveau de son conseil (et qui lui coûtait une fortune en rentes, frais généraux, jolies filles et délicatesses.)
Et il leur demanda: "Membres estimés de mon conseil impérial, je voudrais que vous étudiez cette question: Est-il possible de faire mûrir des melons en hiver?"
Les sages mandarins s’assemblèrent immédiatement, formèrent plusieurs comités, se lancèrent dans des recherches bibliographiques, questionnèrent les écritures de Confucius, Lao-Tseu, Chen-Yi, Dong Zhong-Shu, Sun Tsu, et bien d’autres encore. Ils écrivèrent des notes, des rapports préliminaires, des memorandums, et finalement des dissertations en vers iambiques suivant la règle formelle mandarine, toute aussi contraignante que la Règle des Trois Unités dans l’art dramatique français du XVIIème siècle. Ils produisirent des milliers de pages magnifiquement qualigraphiées d’idéogrammes, et utilisèrent les plumes de paons les plus coûteuses en guise de pinceaux. Mais ils n’avaient toujours pas de réponse.
Alors l’empereur leur dit: "Vous avez travaillé si dur, vous méritez un peu de repos. Venez donc avec moi vous promener à l’air libre." Et il les conduisit jusqu’à la colline aux melons, dans quinze somptueux carrosses. Et ils marchèrent dans le jardin, entourés de beaux melons aux parfums délicieux, mais ils continuaient néanmoins à discuter et à débattre.
L’empereur choisit donc un melon parfaitement mûr et le mis sous le nez des cinq plus éminents Mandarins en leur demandant: “ Dites-moi, qu’est-ce que ceci?”
Ce fût alors qu’il eût une surprise:
Ils ne savaient pas reconnaître un melon.
Toutes leurs vies, ils n’avaient jamais vu que des melons pelés et découpés en tranches, arrangés au fond de leur assiette...
Alors l’empereur, qui était d’une grande ouverture d’esprit et qui appréciait l’innovation et l’entreprise, mais qui était aussi pour les réductions d’impôts et le contrôle des frais généraux, les fit tous enterrer vivants.
Moralité pour Planète Sacrée: Lors de l’élaboration d’une stratégie pour la survie de la planète, restons fidèles aux faits et aux expériences faites preuves, et fuyons les idées préconcues, en particulier celles considérées comme faisant autorité par les Mand... heu, les Médias.
André Teissier du Cros
15:00 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : planète sacrée, humou
05.11.2007
Faut-il construire des tours ?
La ville de Paris envisage de construire de nouvelles tours. Est-ce une démarche de développement durable ?
Les réponses ne sont pas simples , comme toutes celles qui sont liées à l’écologie.
D’abord quel est l’état des lieux ? Une tour Montparnasse qui a défiguré l’ensemble de plus belles perspectives de la capitale et détruit le tissu urbain de ce quartier magique de Paris. Une tour des bureaux de l’urbanisme, boulevard Morland, à quelques pas de Notre Dame. La tour de Jussieu, célèbre pour son amiante.Les tours du XVe dont il faut refaire les lieux. Les tours de la Défense, un important quartier d’affaires qui se voit depuis les Tuileries comme le nez au milieu du visage.….
Quand on visite le monde, plus aucune ville n’a gardé son caractère sacré, celui que des siècles leur avait conféré car on donnait du temps au temps.
Est-ce une fatalité ? Est-ce être opposé au progrès que de s’interroger ou de s’opposer à la construction de tours d’habitations ou de bureaux ?
Il faut comprendre les raisons qui conduisent à construire en hauteur : le prix des terrains, leur rareté, l’automobile qui dévore de l’espace, l’efficacité de la verticalité pour les immeubles d’affaires.
Nous recensons donc uniquement des raisons économiques, aucune liée à la qualité de la vie des citoyens. Les élus ont leurs soucis, les promoteurs ont leurs impératifs économiques, les architectes leur vision esthétique. Et pourtant nous ne dirons jamais assez que le premier arrondissement de Paris est aussi dense que le quartier de la Défense tout en comptant deux grands jardins, les Tuileries et le Palais Royal.
Quel rapport avec le développement durable ? Très direct là aussi.
Le gratte-ciel fut au XXe siècle le symbole triomphant de la modernité. Ne traduisait-il pas aussi l’incapacité des acteurs à s’affranchir des contraintes du développement urbain.
La construction de tours d’habitation n’a pas fait la preuve quelles étaient des lieux de vie adaptés. Celle des bureaux fut sans doute un passage obligé, mais n’est elle pas aujourd’hui périmée ? Il y a déjà plus de trente ans, cette question avait été posée par des économistes et des urbanistes. Elle reste d’actualité. Au temps d’Internet, de la vidéoconférence, du portable, de l’obligation de réduire les déplacements coûteux et harassants, ne pourrait-on pas réfléchir un peu plus à l’aménagement urbain en essayant de s’affranchir de la fatalité économique.
Planète sacrée n’a pas de réponse toute faite à cette question, mais elle va confier ce dossier à ses experts pour évaluer et comparer différentes expérimentations et solutions urbaines nouvelles dans le monde.
08:15 Publié dans Débats | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : planète sacrée, urbanisme, tours, gratte ciel, développement durable




