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17.12.2007

Le développement durable égoïste

Les décisions en faveur d'un développement durable des acteurs des pays industrialisés, pour salutaires qu'elles soient, n'auront qu'un effet limité si trois conditions sont ne sont pas respectées.
- que ce nouveau mode de croissance accompagne celle des pays en voie de développement dont les populations vont plus que doubler, voire tripler comme en Afrique d'ici à 2050. Si rien n'est fait, quatre milliards d'individus pressés par la pauvreté n'auront ni le temps ni les moyens de mettre en place des technologies propres et des méthodes de développement urbain. La progression effrayante et incontrôlée des mégalopoles dans ces contrées sera facteur de misère encore plus grande, de violence et de pollutions.
Ainsi tous les efforts accomplis par les pays modernes seront-ils contrariés par la montée inexorable de la démographie des pays pauvres. Et l'écart se creusera davantage.
- Que les aides à ces pays sous toutes leurs formes et notamment les transferts de technologies progressent significativement - évoquons une action du type plan Marschall- faute de quoi la responsabilité dans la dégradation continue de la planète incombera entièrement aux nations industrialisées.
- Que les ventes d'armes à ces pays cessent, en contrepartie de l'aide car outre leur caractère immoral, elles contribuent grandement à empêcher tout développement et toute progression des démocraties.
C'est pourquoi "Planète sacrée" est la première entreprise française, à capitaux privés, à vouloir consacrer au moins un tiers de ses bénéfices futurs à des projets de développement durable dans les pays pauvres.
Son objectif reste pour l'instant symbolique mais cette compagnie entend ouvrir la voie à un nouveau type d'entreprise, par laquelle sa responsabilité sociale s'affranchit des frontières pour une action générale et coordonnée en faveur de la croissance durable.

Louis Bériot