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19.03.2008

Les éoliennes ne réduisent pas le CO2

A Saint-André-Farivillers, le maire a installé cinq éoliennes mais la publication d'une étude réalisée par la Fédération environement durable a mis en lumière le fait que les éoliennes ne règlent pas les problèmes de CO2. En effet, en Allemagne, malgré un parc éolien de plus de 18 000 MW, les émissions de CO2 par habitant provenant du secteur de l’énergie n’ont pas décru mais augmenté de 1, 2 % entre 2000 et 2005. L’Espagne, avec pls de 10 000 MW a connu une augmentation de 10, 4 % sur la même période.
Au total, le développement de l’éolien présente un bilan « très décevant du point de vue économique et environnemental".
Les circonstances expliquent aussi cela : l’Espagne a connu un développement économique très important qui a fait exploser sa consommation d’électricité. L’Allemagne a intégré sa partie orientale, dont la consommation a beaucoup augmenté pour rejoindre sa partie occidentale. Sans les éoliennes, on peut penser qe les émissions auraient été encore plus élevées.
Dans son bilan prévisionnel 2007, RTE observe que les excursions de puissance à satisfaire par les équipements thermiqes sont accrues de manière de plus en plus conséquantes quand le parc éolien s’étoffe. En fait si la consommation augmente quand la population augmente, cela absorbe le petit gain parmis par l’éolien. Pour Raphaël Claustre, directeur du centre de liaison des énergies renouvelables, si l’on ne fait pas d’efforts d’économies d’énegrie, l’éolien ne sert à rien.
L’éolien n’a donc de sens que dans le cadre d’une politique globale de maîtrise de la consommation d’énergie. Ce raisonnement est confirmé par Jean-Marc Jancivici, ingénieur et membre du comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot.
Alors que l’on prévoit 7000 MW d’énergie éolienne en France en 2012, le parc de centrales thermiques à gaz devrait aussi augmenter de près de 10 000 MW. C’est le cas dans la région de Saint-Brieuc. D’après les élus, il y aura plus d’énergie que le département en a besoin.
Pour Marc Lefranc, il faut mettre en place les techniques d’économies d’énergie et ensuite hierarchiser les énergies renouvelables pour investir à bon escient.

Commentaires

L'éolien doit être considéré dans l'ensemble de la "grille" énergétique/électrique d'un pays. De ce point de vue, plusieurs pays européen n'ont pas un mix de source très propice à l'éolien.

Le premier élément à prendre en compte avec l'éolien repose sur les fluctuations de cette sources. La conséquence directe est la nécessité d'avoir une énergie alternative permettant de parer à ces fluctuations.

L'énergie atomique, si dominante en France, n'est pas intéressante car une centrale nucléaire tourne en permanence. Il n'est pas question de faire des cycles d'arrêt/démarrage pour combler les besoins.

Les centrales thermiques sont plus flexibles mais cela implique une impossibilité de réduire le parc thermique car il faut toujours combler une toujours possible absence totale de vent. Pour X megawatts d'éolien, il faut presque toujours maintenir X megawatts de thermique (ou 70% ou 80% selon les calculs.)

Le bon complément de l'éolien, c'est l'hydroélectricité. Quand le vent est là, on "économise" l'eau dans les barrages. Lorsque le vent faiblit, il suffit d'ouvrir les vannes, c'est immédiat.

Dans ce contexte, ce sont malheureusement ceux qui sont déjà le mieux nantis en énergie renouvelables qui peuvent le plus profiter de l'éolien !

(advenant un progrès soudain dans les piles à combustible, cette question pourrait changer, mais pour l'heure il est impensable de développer de gigantesque capacité de stockage basées sur un tel procédé.)

Ecrit par : Stéphane Guidoin | 22.03.2008