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11.02.2008

Yes we can

Oui, nous pouvons sauver la planète, "yes we can" comme le disent ceux qui aux Etats-Unis soutiennent la campagne de Barack Obama. Et si l'Amérique change et le veux, elle qui est responsable du quart de la pollution de la planète et de la consommation de ses ressources naturelles, alors nous le pourrons aussi, et en chanson.

http://www.dipdive.com/

01.12.2007

Habitants de la terre, relativisez

Habitants_de_la_Terre.ppt

26.11.2007

Le mythe de l’Age d’Or

« La bonne entente entre l’homme et son environnement n’est jamais allée de soi. Il serait fallacieux de considérer que la dégradation irréversible de ce dernier n’est qu’un phénomène récent dû à des sociétés contemporaines dévoreuses d’espaces et de ressources parce qu’oublieuses d’anciens repères et de pratiques traditionnelles supposées « durables » et « soutenables » à priori. Depuis toujours, le développement a pu être « précaire » et « insoutenable » » (François Mancebo, « le développement durable », 2005).

L’Histoire est pleine de populations disparues à cause de l’épuisement de leur environnement, causé par des pratiques insoutenables à long terme.

C’est le cas de la civilisation sumérienne qui s’éteignit aux alentours de 1700 avant notre ère. Pourtant vieille de 5000 ans, elle périclita en moins de 600 ans à partir du moment où elle pratiqua l’irrigation intensive sur ses terres. Cette technique, pratiquée massivement sans drainage, provoque une saturation de la terre et la rend, à terme, infertile.

Un autre exemple entré dans la légende est celui de l’Ile de Pâques, située au cœur de l’océan Pacifique. Peuplée à partir du Vème siècle, elle fut l’une des sociétés polynésiennes les plus complexes. Elle reposait sur le système du potlatch, un système de don et de contre don entre les différents clans. Ce système obligeait chaque clan à offrir un présent toujours plus beau et plus grand que celui qui lui avait été offert en premier lieu. Cette tradition finit par dilapider les richesses de l’île : construction de canoës, troncs d’arbres servants à déplacer des statues géantes… Sans compter un accroissement constant de la population insulaire que l’île ne pouvait plus ni nourrir ni loger. Lorsque les premiers européens débarquèrent sur ce sol ravagé au XVIIIème, ils trouvèrent une population en guerre devenue cannibale par nécessité.

Méfions nous donc des discours par trop simplistes qui prônent un retour à un rapport plus « traditionnel » à la nature. L’Age d’Or du rapport de l’homme à son environnement n’existe pas.

Cependant, l’homme n’a jamais disposé auparavant de moyens techniques aussi massivement destructeurs, menaçant la planète toute entière.

Espérons que notre salut viendra de ces mêmes capacités techniques, ainsi que de la science. Car si l’homme n’a jamais autant endommagé son environnement, il n’a jamais bénéficié non plus d’autant de ressources techniques, intellectuelles et scientifiques pour le sauver.

Ca sera peut-être ça finalement, l’Age d’Or : l’Age de l’homme qui a la possibilité de préserver son environnement. Et qui fera le choix de changer son mode de vie pour y parvenir.

Gabrielle Narcy

20.10.2007

Le risque est beau

Le risque est beau : pas de grandes pensées, pas de sublimes actions sans lui, pas d’indépendance non plus. Il est aussi vieux qu’Adam chassé du paradis terrestre ; rien ne sert de vouloir échapper sa loi ; elle seule assure le triomphe dans ce qu’il a de royal. Je voudrais que nos Académies créassent, à côté de leurs prix de vertus, des prix d’audace, afin de préparer les jeunes générations à courir l’aventure, riche en vitamines et la chance, ce très noble gibier. Qu’on leur enseigne que rien n’est plus coûteux que l’assurance tous risques et que rien n’est plus vain car elle ne couvre pas les risques de guerre et de révolution.

Paul Morand (éloge du repos).